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| Gestion des performances sous Gnu-Linux |
Les principales ressources à surveiller sont le processeur, la mémoire centrale, le swap et les entrées/sorties. L'administrateur doit être capable de remédier à leur mauvaise utilisation ou leur insuffisance, d'effectuer un diagnostic et de modifier les ressources ou l'utilisation :
Les processeurs actuels gèrent des mécanismes de mémoire virtuelle. Chaque processus dispose d'un espace mémoire logique bien souvent supérieur à la capacité mémoire physique de la machine. Cet espace mémoire est dit virtuel (mémoire virtuelle). Cet espace mémoire est découpé en pages. La taille d'une page est de quelques kilo-octets, sur les processus x86, de quatre kilo-octets. Quand le processeur doit accéder à une zone de la mémoire (donnée, instruction), l'adresse virtuelle est convertie en adresse physique par le calcul suivant page=quotient(adresse virtuelle/taille page) Par exemple, soit l'adresse virtuelle 2233179 et une page de 4096 octets : numéro de page : 2233179/4096 = 545,2097... On retient donc 545 offset de la page : 2233179 % (modulo) 4096 = 859 Le numéro de page est une entrée dans la table des descripteurs de pages des processus, cette table étant accessible depuis les entrées de la table des inodes (systèmes de référencement, double-référencement, ... Si la page est présente en RAM (mémoire physique), le descripteur contient l'adresse physique. Il ne reste plus qu'à additionner avec l'offset pour accéder à la donnée. Cette méthode est appelée « paging ». Dans le cas contraire une interruption matérielle est générée « page fault », et la page manquante est chargée depuis le disque swap en RAM (« page in »). Si la capacité de la RAM ne le permet pas, une page non utilisée de la RAM est déplacée sur disque swap (« page out ») Ce mécanisme d'échange ou « swapping » est consommateur de temps, un disque étant logiquement bien plus lent que la mémoire physique. Un système disposant de beaucoup de ressources perd moins de temps à « swapper » et donc peut se consacrer à d'autres tâches. La vitesse s'en trouve accélérée. Quand la machine manque de mémoire physique, il arrive que des processus complets soient copiés sur le swap. Quand vient leur tour d'exécution, il faut alors les recharger. Le swapping est d'autant plus long. Le multitâches sur une machine disposant d'un seul processeur n'est qu'une impression, chaque processus étant seul à s'exécuter à un moment précis. L'impression d'avoir plusieurs tâches tournant simultanément est due aussi bien au noyau et son ordonnanceur (scheduler) qui gère l'exécution des processus qu'à la vitesse du processeur. On a donc un multitâche logique géré par le système. Le multitâche physique n'est possible qu'avec un système qui dispose de plusieurs processeurs. Dans ce cas l'ordonnanceur peut attribuer au même instant un processus à chaque processus. Les processus tourneront donc en même temps, en parallèle. On peut donc améliorer les performances avec des systèmes multi-processeurs. Enfin, il vaut mieux avoir deux disques sur deux contrôleurs (un disque par contrôleur) que deux disques sur un contrôleur, permettant ainsi des opérations d'E/S simultanées par plusieurs processus. |
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